Le Pavillon de la TOHU : Une architecture en harmonie avec l’environnement
Entrer à la TOHU, Pavillon d’accueil du Complexe environnemental de Saint-Michel, c'est pénétrer dans un univers où le souci environnemental imprègne chaque espace, chaque expérience. En effet, le Pavillon est « vert » tant dans son esprit que dans sa forme! Plusieurs éléments sensibilisent les visiteurs aux principes et aux applications concrètes des bâtiments durables.
L'équipe de construction du Pavillon de la TOHU
- Architectes – Consortium : Schème Consultants inc., Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes, L’Architecte Jacques Plante
- Scénographie : Trizart Alliance
- Acoustique : Octave Acoustique
- Gestion de construction : Construction Vergo inc.
- Muséologie : Daniel Castonguay
- Traitement de sol : Solrol
- Ingénieurs – mécanique et électrique : Martin Roy et associés Groupe Conseil inc.
- Ingénieurs – structure : Martoni, Cyr et associés inc.
- Ingénieur – civil : Vinci Consultants inc.
La construction du pavillon de la TOHU a été rendue possible grâce à la contribution du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de la Ville de Montréal et du Fonds vert de la Fédération canadienne des municipalités.
Une question de « LEED » ERSHIP!
Afin de guider ses efforts en matière de construction écologique, la TOHU a visé le niveau OR du programme de certification international LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)(2005). Ce programme impose des normes et des critères de respect environnemental des plus sévères, tant lors de la construction que de la gestion d'un immeuble. Les principes et pratiques mis de l'avant ont ainsi permis à la TOHU d'obtenir cette certification, faisant du Pavillon l'un des premiers projets au Canada à atteindre une telle performance au niveau écologique.
© www.jeromedube.com
Toits verts
Depuis 2006, trois surfaces végétales recouvrent la toiture du vestiaire, des toilettes publiques et celle de l’entrée nord de la TOHU. Le système actuellement utilisé se compose d’un panneau de drainage, d’une membrane anti-racines et d’un mélange de terre, d’engrais et d’autres substances organiques. Les plantes sélectionnées nécessitent un minimum d’entretien. En plus d’absorber et de gérer l’eau de pluie, de telles toitures permettent de réduire les variations de température de même que la charge de climatisation et de chauffage. Elles contribuent à diminuer les îlots de chaleur en milieu urbain et protègent également la membrane de toit des rayons ultra-violets, augmentant ainsi sa durée de vie.
© Ville de Montréal
Le chauffage écolo
Une des applications du développement durable mises en place au Pavillon de la TOHU repose sur une entente conclue avec la société Gazmont. Cette entreprise, voisine de la TOHU, transforme en électricité le biogaz issu du site d'enfouissement du Complexe environnemental de Saint-Michel. La combustion contrôlée du biogaz fait bouillir de l'eau et la vapeur produite fait tourner une turbine : l'électricité est née! La vapeur résiduelle de ce procédé passe dans un échangeur et cède sa chaleur à une boucle l'eau qui vient alimenter les systèmes de chauffage de la TOHU en circulant dans un réseau de conduits intégrés au plancher du bâtiment (plancher radiant / serpentins). Cette forme d'énergie, non émettrice de gaz à effet de serre (GES), aussi appelée cogénération, permet des économies de 20% à 35% par rapport au coût d'un système de chauffage conventionnel.
© Alain Laforest
La ventilation naturelle/hybride
La ventilation naturelle / hybride consomme 70 % moins d'énergie que les systèmes de ventilation traditionnels. Ce concept utilise l'effet de cheminée de la salle de spectacle, haute de 23 mètres, pour évacuer l'air chaud. L'air de la salle se réchauffe graduellement et, puisque l'air chaud est plus léger que l'air froid, il monte jusqu'à la cheminée d'évacuation situé sur le toit de la salle. Lorsque la température extérieure le permet, la TOHU bénéficie ainsi d'un système de ventilation naturelle à très basse vélocité, et donc très peu énergivore, pour alimenter la salle de spectacle.
© Ville de Montréal
Le bassin naturalisé
Le bassin naturalisé longeant le bâtiment administratif recueille les eaux de pluie provenant des toitures à l'aide d'une membrane géotextile et d'une couche d'argile qui retient l'eau. Éventuellement, cette eau se dissipe par évaporation ou par percolation dans le sol. Le bassin permet la rétention des eaux pluviales, ce qui évite d'engorger le réseau d'égout pluvial de la Ville de Montréal, tout en alimentant les plantes aquatiques du marais.
© Alain Laforest
Des éléments architecturaux recyclés
Les rampes de la balustrade du grand escalier proviennent des autos tamponneuses de La Ronde. Aussi, des poutres recyclées provenant des usines Angus ont été intégrées à la structure du Pavillon. Les dormants de chemin de fer (CN) ont aussi été nettoyés et décontaminés pour faire l'entrée et la terrasse. Finalement, le revêtement extérieur de la TOHU est fait de fibrociment (ciment et bran de scie). Mis en valeur à la TOHU, ces éléments symbolisent le patrimoine industriel de la métropole.
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L’écran interactif
Outil didactique unique en son genre, l'écran géant interactif permet aux visiteurs de voyager à travers une multitude de contenus par le simple mouvement de la main. À la TOHU, l'écran interactif est un immense livre ouvert sur l'histoire, le présent et l'avenir du CESM; sur les citoyens de la TOHU; et sur la communauté de Saint-Michel.
© Alex Legault
Le bac à glace et la géothermie passive
Pour réguler la température intérieure du Pavillon, la TOHU a recours à la géothermie passive et à un bac à glace que les visiteurs peuvent observer à travers une section vitrée du plancher du hall d'accueil. La géothermie passive consiste à aspirer l'air extérieur, à l'amener à deux mètres sous terre dans un conduit souterrain, puis à le faire pénétrer dans le bâtiment. L'air est ainsi pré-chauffé ou pré-refroidi d'environ 7 degrés Celsius, selon la saison. Solution de rechange aux systèmes de climatisation traditionnels, le bac de glace sert au refroidissement de la salle de spectacle. Lors d'un spectacle, de l'eau glycolée (glycol = antigel) voyage dans les tuyaux à l'intérieur du bac à glace, transformant ainsi l'eau qu'il contient en glace. Le bac à glace constitue ainsi une réserve de froid. Peu énergivore, ce processus réduit l'apport énergétique en répartissant la demande sur plusieurs heures. Ces deux énergies ont l'avantage d'être renouvelables et de n'émettre aucun GES. De plus, contrairement aux équipements de refroidissement habituels, les installations de la TOHU utilisent un gaz réfrigérant de type HFC non dommageable pour la couche d'ozone, plutôt que les traditionnels CFC.
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Puits géothermiques
En 2007, 5 puits géothermiques ont été creusés sur le site de la TOHU. D’une profondeur de 325 pieds, là où la température se stabilise à l’année entre 9 et 21 degrés Celcius, ces puits permettent la « géothermie à très basse énergie ». Leur utilisation est fort simple : la température sous terre étant différente de celle à la surface, il s’agit d’extraire la chaleur contenue dans le sous-sol pour l’utiliser comme chauffage (en hiver) ou, au contraire, utiliser l’air frais pour le rafraîchissement (été). À la TOHU, les puits sont ainsi utilisés pour le chauffage et le rafraîchissement de l’intérieur du bâtiment, leur utilisation permettant de faire varier la température intérieure de 7 à 8 degrés Fahrenheit (à la hausse ou à la baisse, selon le besoin et la saison). Ce système est particulièrement performant puisque, pour chaque kilowatt électrique utilisé, il en produit de 3 à 3,5 kw.
La réalisation de ce système géothermique a été rendu possible grâce à une contribution de :
Le Pavillon de la TOHU : un bâtiment vert
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